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Le Terrible two : comment gérer ?

16.04.2019
Être maman

Etape incontournable du développement d’un enfant, cette période charnière est comparable à une sorte de petite adolescence. Colères en série, « non » à répétition… Votre petit bout si mignon se transforme à l’aube de ses deux ans (et parfois jusqu’à 3 ou 4 ans) en vrai petit monstre ! Cela s’appelle le Terrible two !

Le terrible two vécu par Sarah

terrible two crise leila

Cette phase est plus ou moins marquée selon les enfants, en fonction de leur caractère propre, mais aussi des événements extérieurs. Moi par exemple avec mon plus grand Rayan, à vrai dire je n’ai même pas remarqué de véritable changement chez lui si ce n’est quelques épisodes par ci par là.

Par contre, pour sa petite sœur Leïla !! Nous sommes en plein dedans (OMG) et tout ce que j’ai pu lire sur le sujet, lui colle parfaitement à la peau. Aujourd’hui elle a 3 ans ½ et elle est encore terrible surtout au moment du couché, du repas et de l’habillage le matin !! Heureusement que je me suis documentée sur le sujet et que j’ai réussi à relativiser certaines situations car à un moment donné on essaye de comprendre pourquoi cet enfant est-il si différent du premier ?

On commence même à remettre en question l’attention qu’on lui a porté à la naissance et l’amour qu’on lui donne chaque jour. Mais grâce aux nombreux témoignages des experts psychothérapeute que l’on peut trouver aujourd’hui assez facilement, on apprend que finalement c’est tout à fait normal car beaucoup de transformations et d’évolutions interviennent chez l’enfant à cet âge-là, cependant il n’est pas en mesure de les exprimer.

Son seul moyen d’expression reste donc ce genre de crises pour faire comprendre qu’il y a un problème. Bon, il faut avouer que lorsque vous savez, vous vous dites surtout si je prends mon cas personnel, pourvu que la troisième soit comme le premier car on ne veut plus jamais revivre ces moments là ! LOL 🙂

La crise des 2 ans : qu’est-ce que c’est ?

A deux ans, l’enfant commence à prendre son autonomie : il maîtrise la marche, comprend beaucoup de choses, commence à maîtriser le langage et surtout a intégré le  »non » qu’on lui assène régulièrement. Il est encore immature sur le plan de la gestion des émotions, ce qui entraîne des sautes d’humeur, voire des colères que l’enfant ne peut pas gérer. Les crises se manifestent souvent par des refus, des oppositions, et parfois des colères. Il s’agit d’une période difficile pour les parents, mais aussi pour l’enfant. Elle lui permet cependant de grandir et de mûrir. C’est une étape indispensable à son développement, qui, avec l’enrichissement de son vocabulaire, et l’identification de ses émotions, favorise son autonomie.

Comment gérer ces crises ou peut-être même les éviter?

Une des clefs du succès est de discuter avec l’enfant justement autour des émotions car il n’est pas toujours en capacité de reconnaître et nommer de lui-même les émotions qu’il ressent telles que la colère, la tristesse ou la frustration. Il est alors important que vous puissiez lui verbaliser ce qu’il est en train de vivre.

Il est difficile d’interdire à un enfant de ressentir une émotion, mais vous pouvez lui permettre de l’extérioriser autrement, à travers la parole par exemple. Il faut essayer de rentrer dans le monde de l’enfant et donc adapter son comportement ! Souvent, on va dire à son conjoint, « je lui ai répété dix fois et il continue ».

Dans aucun autre domaine, on persiste quand on voit que notre démarche ne marche pas. En terme d’éducation, il faut donc raisonner de la même manière : ce n’est pas parce qu’on insiste que cela va finir par fonctionner.

Attention, ce n’est pas pour autant qu’il faut laisser les enfants agir comme ils le souhaitent. Les consignes sont très importantes, les enfants adorent ça. Ils adorent l’ordre et les règles. Marquer les limites avec autorité mais sans autoritarisme : énoncer et expliquer des règles claires avec les sanctions qui en découlent si les règles ne sont pas respectées.

Les parents doivent bien sûr appliquer ce qui a été décidé et le plus important, ils doivent être soudés et dans la même équipe dans tous ces moments d’éducation !!

Quelques astuces pour le terrible two ?

1.     Au moment des repas

·        Pas de télé, pas de tablette, rappeler les règles du repas (lavage de main, s’assoir correctement, mettre une serviette etc..).

·        Manger ensemble au même moment et comme des grands sur des chaises.

·        Présenter les ingrédients aux enfants (pourquoi, comment, à quoi ça sert etc..).

·        Rappeler les règles au cours du repas (bien se tenir, ne pas jeter, ne pas jouer avec la nourriture etc.) et habituer les enfants à réparer eux même leur bêtise (en toute sécurité bien entendu) ex : je renverse, je participe au nettoyage.

·        Eviter les conflits en passant le relais si vous vous sentez débordé(e).

2.     Au moment de l’habillage

– A cet âge, les enfants aiment bien choisir leurs propres affaires. Le plus souvent ce sont les parents qui décident, cependant avec un enfant en crise sur des moments comme celui-ci, cela peut vite tourner au cauchemar. Afin d’éviter les conflits inutiles, je vous conseille la technique du  »choix limité »: ne pas lui imposer sa tenue vestimentaire mais lui laisser le choix entre deux tenues pour éviter la crise du terrible two.

Ainsi vous maîtrisez le choix (en fonction des circonstances et de la météo) et l’enfant peut aussi exercer son choix et ne pas avoir l’impression de ‘‘subir » le choix du parent. Cette technique fonctionne le soir avant le couché mais aussi en rappel le matin sur le choix de l’enfant effectué ensemble la veille (surtout lorsqu’on est ultra pressé).

Bon, il arrive pour les plus durs d’entre eux que le matin il y est encore des petits soucis (ça gratte, ça pique, ce n’est finalement pas la bonne couleur etc..).

3.     Au moment du coucher

Souvent très redouté par les parents car la fin de journée est souvent difficile et on aimerait expédier le coucher des enfants très rapidement pour enfin pouvoir se retrouver ! Mais c’est une erreur très souvent commise car beaucoup d’enfants ont besoins d’attention à ce moment très précis de leur longue journée.

Il faut déjà savoir que, selon Isabelle FILIOZAT« chez l’enfant, les cycles naturels de sommeil se décalent, il n’est pas rare qu’ils s’endorment à cet âge vers 22h, sauf que la plupart des parents restent calés sur un rythme de sommeil à 20h. Mais l’enfant à ce moment précis n’a pas vraiment sommeil ! « ».

Le rituel reste donc le meilleur moyen d’endormir de manière efficace et sans stress, ni crise nos chères bambins. La participation des deux parents est (si possible) indispensable car une fois défini, les enfants seront habitués à leur rituel (histoire, chansons, câlins etc..) et donc s’endormiront à la fin sans trop de difficulté.

4.     Au moment des sorties

leila crise terrible two

L’angoisse de tous les parents !! mon enfant fait une crise dans un lieu public (supermarché, parc, air de jeux). Notre frustration monte très vite à ce moment précis et on aimerait pouvoir la soulager mais SURTOUT PAS ! Il faut être fort car il est important de toujours se rappeler que cela n’aura aucun effet sur l’enfant et que la seule chose qu’il apprendra dans ces moment-là c’est que la violence sert à régler les moments de stress intenses et il vous imitera ensuite lors des conflits qu’il aura avec les autres.

Chaque enfant est différent et il n’y a pas de recette miracle dans ce genre de situation. Cependant, il est important de ne pas céder à l’enfant qui, par exemple, se met en colère parce que vous refusez de lui acheter un jouet au supermarché. Si on cède une fois, l’enfant aura aussitôt fait de repérer le désarroi des parents et de s’en servir. Il faut donc rester ferme et calme (ce qui n’est pas toujours facile, je vous l’accorde).

En cas de grosse crise, le mieux est de s’éloigner et si possible, de s’isoler. Puis, détournez l’attention en lui proposant de boire un peu d’eau par exemple, et expliquez-lui d’un ton très ferme qu’il a mal agit, sans crier bien sûr. De retour à la maison, en rediscuter avec l’enfant et lui rappeler les règles. Toutefois, le mieux est d’anticiper pour prévenir les crises en public.

Par exemple

Habituer l’enfant très jeune à des sorties en public qui ne déclenchent pas automatiquement un achat, ou une récompense ;

Prévenir avant de partir des différents endroits où vous irez et pourquoi ;

Rappeler les règles lors d’une sortie ;

Emporter de l’eau et un en-cas pour ne pas avoir à en acheter une fois sur place ;

Emporter un petit jouet ;

Faire participer l’enfant à la sortie en lui commentant ce que vous voyez ou faites… ;

Eviter de sortir lorsque l’enfant est fatigué ;

Repérer les signes d’énervement de l’enfant pour rentrer à temps et ne pas faire des sorties trop longues car l’attention du tout-petit est limitée.

Pour conclure, la patience est une qualité indispensable pour gérer au mieux cette période. Soyez ferme mais juste.

 

Et vous alors le Terrible TWO ?

 

Je vous embrasse,

 

Sarah

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